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LES GRANDES MALADIES

LES VIRUS

FELV  FIV

Si au cours ce 20ème  siècle, une maladie aura frappé l’être humain, c’est bien celle découlant du virus VIH (SIDA) et qui continue à faire autant de ravage en ce début de 21ème  siècle.

 

Il en est de même pour le chat avec les virus FELV dit leucose féline (Féline Leukemia Virus) et le FIV. Si ceux-ci sont  pratiquement éradiqués chez les chats vivant dans nos salons, les maladies qu’ils occasionnent existent toujours de façon importante chez les chats errants car leur transmission est simple et rapide

 

Revoyons aujourd’hui les caractéristiques de ces virus.

 

L’infection par le virus de la leucose féline est caractéristique. Quand le chat est infecté on constate chez lui : amaigrissement, anémie, diarrhées chroniques incoercibles, hépatite, développement des tumeurs thoraciques ou abdominales pour les principaux symptômes observés. Le chat atteint peut également développer des maladies intercurrentes comme le coryza, la péritonite infectieuse (PIF), la chlamydiose ou l’hémobartonellose.

La transmission de ces virus se fait par contact étroit entre les animaux (léchage, saillies, allaitement). Les virus peuvent rester à l’état latent dans l’organisme pendant plusieurs mois, voire même plusieurs années. Le chaton peut ainsi se contaminer  dans l’utérus de sa mère ou encore à partir du lait et ne développer la maladie que vers l’âge de 4 ou 5 ans.  

Les symptômes peuvent apparaître à la suite d’un stress ou de perturbations psychologiques.

 Si votre chat présente des signes évocateurs de cette maladie, il est possible de confirmer l’infection par des tests effectués sur des échantillons de sang. Le pronostic est généralement mauvais à court terme (de quelques semaines à quelques mois).

Le moyen de prévention à la leucose féline est la vaccination. Celle-ci s’effectue en deux injections, à un mois d’intervalle pour la première année ; le rappel est ensuite annuel. Avant d’avoir recours à ce vaccin, il est nécessaire de connaître les résultats du test afin de vérifier que le chat est séronégatif (non porteur du virus). En effet, la vaccination est inopérante chez les chats infectés.

En Allemagne, le docteur V. WEINGÄRTNER, indique dans son livre qu’on observe également certains symptômes tels que l’hypertrophie des ganglions lymphatiques, la perte d’appétit, la fatigue et l’abattement ainsi que l’inflammation des gencives et des yeux.. Une anémie ou un ictère peuvent aussi apparaître.

 

Celui–ci précise que lors d’examens de laboratoire on a pu constater des modifications des cellules sanguines.

 

Il indique que la maladie est incurable et que le traitement ne peut être que palliatif. Son rendu contagieux est tellement sensible qu’il est conseillé d’isoler l’animal atteint le plus rapidement possible  des autres chats et ce pour le reste de sa vie.

 

Il conseille même de ne pas introduire d’autres chats, pendant au moins si mois après le décès de l’animal malade, dans l’environnement du chat contaminé afin d’éviter une contagion à partir de l’environnement domestique..

 

L’infection par l’immunodéficience (FIV) provoque chez chat les mêmes symptômes que ceux décrits pour le FELV mais il n’existe pas à l’heure actuelle de vaccin contre ce virus, très proche de celui du  SIDA de l’homme. Si le chat doit faire des saillies, il est prudent de procéder régulièrement à des tests de dépistage, et de les exiger chez les chattes qui seront en contact avec lui.

 

En France, le docteur Olivier ARWAY dans son livre paru en 1995 dans la collection ‘’Mieux connaître’’ nous décrit ces maladies de la façon suivante :

Il s'agit du virus de la leucémie féline encore appelée Leucose Féline. Ce germe est extrêmement contagieux spécifiquement félin (il n'y a aucune possibilité de contagion humaine). Présent dans la salive, il peut se transmettre par l'intermédiaire de morsures, coups de griffes (l'animal se toilette souvent),simple léchage ou lors de repas communs pris dans la même écuelle. Les bagarres sont donc un élément favorisant de contamination par ce virus. C'est pourquoi cette affection est plus fréquente chez les chats vivant dehors, ayant donc plus de risques de côtoyer des congénères, et chez les mâles non castrés (comportement beaucoup plus agressif). Ce virus peut être présent dans l'organisme plusieurs mois à plusieurs années avant que les symptômes de maladie ne surviennent. C'est ainsi qu'il n'est pas rare de détecter des animaux apparemment en bonne santé mais porteurs du virus. Actuellement on estime qu'il y a environ 7% de la population féline infectée par ce virus.

Celui-ci peut être très facilement détecté par une simple prise de sang donnant lieu ensuite à un examen sérologique. La mise en évidence de la présence de ce germe fait dire que l'animal présentera des signes de maladie dans les quelques mois voire quelques années qui suivent la détection du virus. Néanmoins, il existe des animaux dits « régresseurs » qui peuvent présenter une sérologie négative quelque temps après un premier examen sanguin.

 

NB: le virus peut aussi fréquemment se trouver dans des liquides tel que les larmes, les urines, et le lait  de la mère (d'où la contamination du nouveau né).

 

Les signes cliniques de la maladie

Ils sont la conséquence d’un mode d'action du virus qui a une activité immunodépressive, une activité au niveau de la moelle osseuse et au niveau des cellules sanguines de la lignée blanche.

L'immunodépression entraîne l'apparition d'infections opportunistes extrêmement variables, récidivantes répondant souvent mal aux diverses thérapeutiques mises en oeuvre pour en venir à bout. C'est ainsi que l'on peut être confronté à des processus fébriles rebelles, des affections buccales (stomatites chroniques), digestives, respiratoires, etc.

L'action du virus au niveau de la moelle osseuse entraîne souvent un syndrome anémique se traduisant par une extrême pâleur des muqueuses oculaires et buccales, une fatigue importante, une baisse extrêmement sensible de l'appétit ainsi qu'un état de maigreur consécutif à cette anorexie.

L'affection particulière du virus pour les cellules sanguines de la lignée blanche entraîne l'apparition de tumeurs au niveau :

  •  pulmonaire (atteinte des ganglions thoraciques) se traduisant par d'importantes difficultés respiratoires (discordance);

  • digestif (atteinte ganglionnaire mésentérique) se traduisant, entre autre, par l'apparition d'un syndrome occlusif;

  • rénal, où l'infiltration des reins, par des cellules cancéreuses, entraîne une augmentation notable de leur taille ainsi qu'un syndrome urémique.

II existe d'autres formes tumorales impliquant d'autres manifestations cliniques, c'est ainsi qu'il existe, par exemple, des troubles neurologiques par atteinte tumorale du cerveau.

 

Remarque

 Les formes tumorales de cette affection ont souvent tendance à associer une négativation de l'examen sérologique.

 

Diagnostic

Il se fait à partir des constatations cliniques vues plus haut, mais aussi par une prise de sans pour analyse sérologique.

 

L’immunodéficience-acquise féline

Le FIV. signifie Féline Immunodefcience Virus. Il se transmet par morsure ou coup de griffe. Cela met l'accent sur l'importance du mode vie de l'animal vis à vis de la contamination

 

Les animaux vivant dehors, se bagarrant souvent  sont beaucoup plus exposés. La contagiosité est moins importante que dans le cas de l'affection virale précédente. qui concerne l'immunodéficience féline il faut une blessure cutanée importante pour entraîner l'inoculation du virus. Le commun, le simple léchage ne sont pas des causes d'infection.

 

Ce virus peut être présent dans l'organisme pendant une période relativement longue (plusieurs mois à plusieurs années) sans qu'aucun symptôme n'apparaisse. On considère que le pourcentage de porteurs asymptomatiques est d'environ 7% de la population féline. La présence du virus dans l'organisme peut être détecté sur simple prise de sang et une analyse sérologique. La  séronégativation n'existe pas pour cette affection sauf en PHASE terminale de maladie.

 

Les signes cliniques de l'immunodéficience féline.

Les  SIGNES cliniques tiennent au mode d'action du virus qui détruit les DEFENSES de l'organisme. On est donc confronté à de nombreuses infections opportunistes comme dans le cas de l'infection par le Felv ; on constate diverses affections buccales, digestives, respiratoires  etc. L'apparition d'hypertrophies ganglionnaires de localisations variables est aussi un signe fréquemment constaté dans  cette affection.

 

 symptômes les plus fréquemment rencontrés

Signes généraux

maigreur, fièvre persistante et baisse irrégulière de l'appétit.

 

Signes locaux

Atteintes buccales (gingivite, stomatite) ; atteintes digestives (gastro‑entérites rebelles) ; atteintes respiratoires (bronchites, broncho‑pneumonies, rhinites etc.); atteintes cutanées (dermatoses infectieuses) ; atteintes neurologiques (le virus a une prédilection particulière pour le tissu nerveux) ; hypertrophies ganglionnaires. On peut aussi constater la présence de maladies du sang : anémies, lymphosarcomes etc.

 

Le diagnostic

 Le diagnostic de certitude se fait par l'intermédiaire d'une prise de sang pour examen sérologique.

 

Le traitement

Il n'existe à ce jour aucun traitement spécifique permettant de lutter contre le virus. De même que dans le cas de l'infection par le Fe.L.V on ne peut que lutter contre les maladies opportunistes. L'issue de cette maladie est fatale dans tous les cas au bout d'un laps de temps variable. Il n'existe pas de vaccin.

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